RETOUR D’EXPERIENCE D’UN AUDIT DES USAGES DE L’AIR COMPRIME

Sur un site en Angleterre, en 2013, près de 10 000 Nm3/h d’air comprimé à 7 bars séché par adsorption (soit plus de 1 MW électrique !) sont utilisés dans quatre bâtiments. Cette étude des usages constitue un « retour d’expérience » essentiel mis à votre disposition dans le cursus de formation « analyse fonctionnelle du besoin d’air comprimé » d’AIRPROFIL.
Les trois bâtiments qui consomment l’essentiel de l’air comprimé sont des bâtiments de conditionnement :

  • L’air comprimé à 7 bars relatifs y est utilisé, principalement, pour trier des pièces très légères (quelques dizaines de grammes) mais volumineuses.
     
  • On peut être raisonnablement certain que de l’air de soufflantes (200 à 300 mbar) sera suffisant pour assurer cette fonction de service et beaucoup moins coûteux que l’air comprimé à 7 bars.
     
  • Un premier résultat de l’audit des usages et que le client pourra inclure de nouvelles spécifications, comme le recours à des soufflantes, dans ses futurs « cahiers des charges fonctionnels ».
     
  • On note, toutefois, que les RESSOURCES et les ORIENTATIONS du client ne lui permettront probablement pas d’atteindre un tel BUT en interne : il ne dispose d’aucun service interne de travaux neufs qui aille au-delà du suivi de chantier. Il achète ses lignes de fabrication « clé en main » à de grandes entreprises tout à fait inadaptées dès qu’il s’agit de réaliser une adaptation quelconque de l’existant.

En ce qui concerne le comptage, il y a 4 bâtiments et 6 comptages :

-         Les consommations de certains bâtiments sont le résultat, très INCERTAIN, d’une différence de deux comptages !

-         Les compteurs et le superviseur servent essentiellement, et semble-t-il exclusivement, à être montrés aux visiteurs!

-         On n’avait nul besoin de répartir les consommations par bâtiment : il aurait fallu les répartir par ligne de fabrication. Cela aurait été beaucoup plus utile et sans doute moins cher !

Cet audit des usages de l’air comprimé a donc été riche d’enseignements pour AIRPROFIL :

-         L’optimisation de l’existant, surtout en période de crise économique, est a priori plus rentable que le remplacement des anciennes lignes de fabrication mais impose des ressources et des orientations adaptées.

-         Il ne suffit pas de découvrir des « voies de travail » : si le client n’a pas les RESSOURCES et les ORIENTATIONS lui permettant d’atteindre ses BUTS, il ne se passera rien !

-         Il ne suffit pas de mettre en place un plan de comptage, il faut prévoir de manière explicite l’utilisation qui sera faite des résultats de mesures.

-         On peut fournir des ressources au client sous la forme de prestations de services telles que des essais de faisabilité.

-         On peut l’aider à modifier, lentement, les orientations de ses propres Personnels, par le recours à l’information et à la formation.

-         Une étude air comprimé n’est pas exclusivement, ni peut-être même principalement, un problème technique !