La méthodologie d’étude AIRPROFIL – Septembre 2013.

Pour mieux faire comprendre l’originalité et l’intérêt de la méthodologie d’étude développée par AIRPROFIL, et qui commence à trouver de la cohérence en 2013, il semble intéressant de montrer ce que d’autres méthodologies ont, à nos yeux, d’insuffisants.

Certaines méthodologies sont extrêmement répandues et extrêmement pauvres. Nous prendrons deux exemples : la méthodologie du programme allemand DRUCKLUFT EFFIZIENT et les méthodologies d’audit énergétiques que nous qualifierons de « STYLE ADEME », ce qui chez EAC ne constitue pas un compliment !

Il y a une dizaine d’années un allemand du Fraunhofer Institut, Peter RADGEN, nous contacte : il est à la recherche d’une méthodologie afin de lancer, en Allemagne, un programme de subvention aux économies d’énergie. Nous sommes d’ailleurs invités à participer, à Würzburg, à une sorte de « grand’messe » relative à l’air comprimé. Bien sûr, nous l’avons aidé de notre mieux. Mais c’était difficile : nous vendions alors des études air comprimé, par des méthodologies « clé en main » !

La demande de Peter RADGEN nous embarrassait un peu : nous savions que la « bonne vieille méthodologie » (BVM) que nous utilisions alors était un peu faible et nous faisions tous nos efforts pour l’améliorer.François BOUTEILLEavait certes utilisé la BVM pour rédiger son mémoire d’ingénieur du Conservatoire des Arts et Métiers (CNAM), consacré précisément à l’étude des installations d’air comprimé. Mais ça n’était pas une méthodologie bien nouvelle, ni à vrai dire très honnête, et nous allons expliquer pourquoi !

Déjà dans notre mémoire CNAM, nous avions commencé à modifier un peu la BVM en y intégrant une certaine prise en compte des buts du Clients. Cette prise en compte des buts compliquait un peu les choses mais nous semblait indispensable pour rendre la BVM supportable. 

En quoi consistait-elle donc ? Principalement en une idée de base : comparer la situation existante (plutôt mauvaise, de préférence !) à une situation future (améliorée !) résultant de la mise en œuvre d’un nouveau matériel ou d’un nouveau contrat de fourniture, avec ou sans garanties de résultats. 

Il y avait au moins trois points faibles dans la BVM :

  1. L’idée de prendre une « photographie » de l’existant et de la comparer à une photographie du futur faisait perdre le mouvement. Aussi bien le mouvement lié à l’évolution des besoins en air comprimé que le mouvement lié aux projets d’amélioration déjà engagé ou proposés par l’Exploitant actuel.
     
  2. Les critères d’optimisation implicites étaient choisis par le rédacteur du rapport, pas par le Client. Implicitement, il s’agissait toujours de réaliser des « économies de cash dès la première année d’exploitation ». Un chef d’entreprise peut pourtant avoir d’autres buts, d’autres critères d’optimisation, surtout si l’air comprimé joue dans son entreprise un rôle partiellement stratégique.
     
  3. On ne cherchait pas, en général, dans ce type d’études, à accompagner le Client vers une meilleure utilisation des moyens existants. Au contraire, on exigeait des Chargés d’études d’en dire le moins possible au Client.

Bref, la BVM sert à vendre des compresseurs ou des contrats de fourniture d’air comprimé. Un jeune ingénieur qui est amené à la mettre en œuvre la déteste presqu’immédiatement. Assez curieusement, le programme DRUCKLUFT EFFIZIENT, maintenant clôturé, a retenu cette BVM pendant des années, sans doute parce que son but réel était de vendre des compresseurs d’air, des sécheurs et des canalisations en PER de fabrication allemande !

D’autres méthodologies que nous qualifions de « méthodologies style ADEME » (MSA), insistent sur la réalisation de nombreuses réunions pour faire le point de l’avancement d’une étude, avec rapport intermédiaire. L’idée qu’une étude air comprimé puisse se faire en une ou deux journées et apporter 80% de ce qu’aurait apporté une étude réalisée sur un ou deux mois n’apparaît guère envisageable pour les amateurs de MSA, dont les subventions, souvent subventionnées à 90% ou à 50% à l’époque, duraient 2 à 10 fois plus longtemps que les nôtres !

Bref, les anciennes méthodologies BVM et MSA servaient à vendre des matériels, des contrats ou du rapport d’étude au kilomètre. Il fallait en sortir : c’est fait !

La nouvelle méthodologie AIRPROFIL comporte 4 sections :

  1. Dans la section BUTS, on s’efforce de comprendre et d’expliciter les buts d’études, qui peuvent être très particuliers (et pas seulement économiser du cash la première année – d’ailleurs pourquoi attendre si longtemps ?)
     
  2. Une section porte sur l’analyse de la valeur : des voies de travail
    commençant par SUPPRIMER, par REDUIRE, par AMELIORER ou par CREER vous y sont proposées.
     
  3. Une section porte sur l’analyse stratégique : elle met en œuvre des méthodes développée à l’US WAR COLLEGE et porte sur les caractéristiques de tous systèmes complexes. Il en résulte d’autres voies de travail.
     
  4. Enfin, on fait le bilan de l’étude réalisée quant aux buts et on examine si, à l’issue de l’étude, ces buts restent raisonnablement valides !

 

Cette méthodologie s’appuie sur une expérience approfondie qui a permis de développer un « chemin d’audit » efficace pour les installations d’air comprimé – on travaille à faire de même pour les installations de vapeur et d’eau chaude process, ou d’eau glacée et d’eau froide process.

Un des aspects importants de la nouvelle méthodologie AIRPROFIL est qu’on a également déterminé une progression :

  1. On commencera en général par une étude non instrumentée des usages (souvent avec une campagne de détection des fuites).
     
  2. On continue, s’il y a lieu, avec une étude instrumentée/ La SARL EACs’est équipée de débitmètres non intrusifs à ultrasons et fabrique, en rance, des tubes de Venturis qui sont mis à votre disposition pour mesurer, pendant quelques heures ou quelques jours, les principaux usages de l’air comprimé.
     
  3. Enfin, on formera, parallèlement ou avant même l’étude, vos Personnels à la totalité de nos méthodes.

Bien sûr, nous pouvons répondre à tout cahier des charges pour des prestations particulières, de mesures ou de détection de fuites. Mais pour une étude, la méthodologie recommandée par EAC et la nouvelle méthodologie AIRPROFIL, et nous sommes disposés à vous rencontrer, si vous le souhaitez, pour vous l’expliquer plus en détail et réfléchir avec vous aux besoins de votre Entreprise.

Contacts pour une visite gratuite en vue d’une offre d’étude :

 

Mme Christine BERNARD

Tel : +33 5 49 48 35 43
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M François BOUTEILLE

Tel : +33 612 156 155 
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